La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par la Première ministre, Judith Suminwa.
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, M. Kamal Kishore, et le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani étaient également de la partie.
La Première ministre a profité de cette activité pour inviter les participants à une réflexion pragmatique et orientée vers l’action, en exprimant le vœu que cet atelier débouche sur une feuille de route nationale réaliste, cohérente et opérationnelle, capable de répondre aux défis spécifiques de la RDC.
Pour sa part, le Vice-Premier ministre de l’Intérieur s’est exprimé sur l’importance de la coopération avec les Nations Unies pour consolider les capacités nationales en matière de prévention et de gestion des catastrophes, en notant réitérant le souhait du Gouvernement de voir l’ouverture d’un bureau du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) à Kinshasa, afin de renforcer la coordination entre les différents acteurs.
En ce qui le concerne, Kamal Kishore, évoquant les bénéfices majeurs d’un système d’alerte précoce efficace a cité : anticiper les catastrophes, sauver des vies, réduire les pertes économiques et les besoins humanitaires, limiter les dégâts matériels et renforcer la résilience climatique, tout en soutenant le développement durable.
Kamal Kishore, a par ailleurs ajouté que la RDC est confrontée à une double crise, à savoir, des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que des inondations, aggravés par les effets des conflits et des déplacements massifs de populations.
Dans ce contexte, a-t-il déclaré, il est essentiel d’investir dans la réduction des risques de catastrophes afin de protéger les vies et les moyens de subsistance. En réduisant la vulnérabilité aux catastrophes, nous réduisons non seulement les besoins humanitaires, mais nous préservons également les acquis du développement obtenus de haute lutte ».
D’où a-t-il affirmé, les systèmes d’alerte précoce offrent des avantages directs en réduisant jusqu’à six fois la mortalité liée aux catastrophes, et à 30% les pertes économiques liées aux catastrophes lorsque les alertes sont émises au moins 24 heures à l’avance.
Boni Tsala
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