L’autorité est appelée à organiser une enquête pour connaître les commanditaires dans la tuerie de 2 médecins à Ilambi, territoire d’Isangi, dans la province de la Tshopo. Car, estiment certaines âmes sensibles, comment a-t-on donné, sur simples rumeurs, la mort à de paisibles citoyens, cadres du pays en mission loin de leur lieu de résidence ou de service. Donner la mort à un médecin c’est mettre en danger la vie de milliers de personnes.
Certaines personnes, ce crime vient rallonger inutilement le nombre des victimes innocentes des atrocités dans notre pays. Peut-on brandir la preuve selon laquelle, ce sont personnes qui sont à la base de l'atrophie génitale qui, chez les hommes, caractérise notamment par une diminution de la taille et de la fermeté du pénis dont on les accuse ? Est-ce que ces médecins sont entrés en contact les maladies et administré des produits aux victimes de ce qui se passe dans leur milieu de vie et si oui, quelles en seraient les motivations ?
Il se pourrait que ce phénomène peut constituer les symptômes d’une maladie et ne relève pas du mysticisme.
Selon les personnes se trouvant sur place, 2 médecins, dont un épidémiologiste John Tangakeya, et un autre, attaché à l'Ecole de Santé publique de Kisangani non autrement identifié ont été abattus dans la journée du lundi 6 octobre 2025 par une foule à Ilambi, dans le territoire d'Isangi où ils étaient en pleine mission de service.
Après le lynchage, ajoutent les mêmes sources, leurs corps ont été brulés et une partie des restes jetés dans une rivière. Les scènes ont partagées sur les réseaux sociaux. Nos sources expliquent que les habitants de cette localité les qualifient de superstitieux pour les avoir vu avec des bagues et des parfums magiques. On signale que près d’une dizaine d’autres personnes ont tuées dans un passé récent dans les mêmes circonstances dans la même localité.
Voilà le triste sort réservé par la justice populaire à ces 2 professionnels de la santé. Alors que dans plusieurs coins du pays ou ailleurs, ces personnes sont tant recherchées et bénéficient d’une protection, à Ilambi on les tue, sur simples soupçons.
A Kinshasa, les rumeurs ont également circulé sur « le vol » mystérieux des sexes.
Boni Tsala
(BTT/PKF)
Recevez tous les derniers Articles livrés à votre e-mail à temps réél .
COMMENTAIRE(S)